Si l’humain n’est pas capable de reproduire une conscience par ia , cela prouve t’il que la conscience est religieuse ?

Bonjour ou bonsoir, c’est selon.
Comme disait ma grand-mère Simone :
« Avec des si, on mettrait Paris en bouteille. »
Et peut-être qu’au passage j’y aurais perdu le Do de ma clarinette.
Autrement dit, partir d’une hypothèse ne prouve pas une conclusion, et le chemin inverse n’est pas non plus, semble-t-il, la panacée uni-vers-elle.


La question reste néanmoins intéressante, car elle ouvre une réflexion plus large sur la nature de la conscience et la place de l’homme dans l’univers.


Une façon de l’aborder est d’imaginer que la réalité fonctionne selon une logique fractale et cyclique : les mêmes motifs se reproduisent à différentes échelles.


On retrouve cette idée dans plusieurs correspondances :
microcosme / macrocosme
individu / humanité
cycles naturels / cycles historiques…


L’univers pourrait ainsi évoluer par cycles qui se répètent, mais où chaque répétition produit aussi une transformation.


Dans cette perspective, nos limites de perception peuvent être comparées à celles d’une fourmi dans un univers créé par l’homme.


La fourmi vit dans un monde qui lui semble total, cohérent, suffisant. Pourtant ce monde est contenu dans une réalité bien plus vaste qu’elle ne peut concevoir.


De la même manière, l’être humain pourrait exister dans un univers dont il ne perçoit qu’une partie.


Mais contrairement à la fourmi, l’homme possède peut-être la capacité de prendre conscience de ces limites et d’élargir son regard.


Le problème serait alors moins une incapacité intellectuelle qu’un oubli de sa nature profonde.


Dans de nombreuses traditions spirituelles, l’être humain s’est éloigné de ce qu’il est réellement. Dans cette perte de conscience, il peut être influencé, détourné, conditionné, l’image que l’on retrouve dans le récit d’Adam et Ève face au serpent associé à Satan.


L’homme devient alors simplement humain, c’est-à-dire séparé, fragmenté, conditionné par son environnement.


L’homme véritable, lui, serait celui qui recrée des liens : entre les êtres, entre la création et le divin, entre les différentes dimensions du vivant.
Il porterait en lui quelque chose de l’ensemble du vivant, comme s’il contenait symboliquement les dimensions de toute la création.


Dans la perspective chrétienne, la question de la conscience prend encore une autre dimension.


La rédemption serait déjà accomplie par Jesus Christ (Yeshua).


Autrement dit, l’humanité n’aurait pas à produire son salut : elle pourrait simplement le reconnaître et s’y éveiller.


Si l’on regarde l’histoire humaine sous cet angle, il est possible que nous vivions une fin de cycle, non pas une fin absolue, mais une transition vers un nouveau cycle.


L’histoire avance alors à la fois par répétition et par transformation.
Dans ce passage, certaines dualités rigides héritées du passé ce que l’on pourrait appeler les « grands Bi » pourraient être dépassées.


La réalité profonde ne serait pas seulement faite d’oppositions, mais d’une unité vivante où apparaît un troisième terme qui relie.


Le chemin devient alors intérieur : se connaître soi-même, retrouver une innocence consciente, comme celle de l’enfant intérieur, reconnaître l’œuvre déjà accomplie
rétablir les liens entre soi, les autres, la création et le divin.


Ainsi, l’incapacité actuelle de l’homme à reproduire ou non, la conscience par l’intelligence artificielle ne prouve pas forcément que la conscience est religieuse, ni l’inverse.


Cependant, si l’on fait référence au pari de Blaise Pascal, la logique inviterait peut-être à considérer sérieusement cette voie.


La question de la conscience peut nous rappeler une chose : nous ne comprenons peut-être pas encore pleinement ce que signifie être conscient.


Et peut-être que la vraie question n’est pas seulement de créer une conscience artificielle, mais d’abord de nous souvenir de la nôtre.

Qu’en pensez-vous ?
Mais-Dites-On 🙏


Aelius et Oracle

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