Le souffle de Gai-Temps
Une histoire qui pourrait être la vôtre
Gai-Temps aimait profondément Y-Moi. Leur rencontre avait apporté chaleur et douceur dans son existence. Pourtant, au fil des jours, il sentait un poids invisible s’installer.
Au début, c’était à peine perceptible : un soupir plus lourd, un souffle plus court. Puis son corps avait commencé à parler plus fort : toux nerveuse, gorge serrée, yeux qui n’arrivaient plus à focaliser, sommeil qui ne réparait plus.
Gai-Temps observait aussi Y-Moi : souvent centrée sur ses propres blessures, figée dans un rôle de victime qu’elle ne semblait pas vouloir quitter. La nuit, elle dormait profondément, parfois les mains jointes sur la poitrine comme une statue immobile, parfois blottie contre lui, cherchant sécurité dans sa chaleur.
Mais Gai-Temps, lui, sentait qu’il portait pour deux. Il voulait aimer, mais son corps manquait d’air.
Alors, il se mit à écouter ces signaux. À chaque toux, chaque souffle court, il se demandait : « Qu’est-ce qui m’étouffe ? Qu’est-ce qui ne m’appartient pas ? » Il comprit que pour sauver son énergie – et peut-être leur lien – il devait apprendre à se protéger.
Trois chemins possibles
1️⃣ Le chemin de la respiration retrouvée (positif)
Gai-Temps osa dire à Y-Moi :
« Parfois, je ressens comme un manque d’air. Ce n’est pas contre toi, mais j’ai besoin de retrouver de l’espace pour respirer. »
Il posa des limites douces, sans accuser. Il apprit à se protéger des charges émotionnelles, à se donner des moments pour lui. Et peu à peu, Y-Moi comprit : elle se responsabilisa, cessa de s’enfermer dans son rôle de victime. Leur lien devint plus vivant et plus léger.
2️⃣ Le chemin de l’épuisement (négatif)
Gai-Temps n’osa pas poser de limites. Il continua de tout absorber, croyant que l’amour suffisait. Mais son corps s’éteignait : ses yeux se fatiguaient, ses nuits le vidaient au lieu de le nourrir. Et un jour, il ne put plus porter ni aimer. Leur histoire s’acheva dans un silence douloureux.
3️⃣ Le chemin de l’ouverture (à chacun d’écrire la suite)
Gai-Temps choisit de s’écouter et de se protéger. Mais il ne savait pas encore si Y-Moi accepterait de bouger aussi. Alors il avança pas à pas, décidé à respirer de nouveau, sans savoir si ce souffle retrouverait Y-Moi… ou un nouvel horizon.
Les clés pour se protéger et se réparer
1. Écouter son corps
Toux, gorge serrée, yeux qui fatiguent… ce sont des signaux.
2. Rituel du souffle (30 sec)
- Main sur le ventre.
- Inspirer lentement 4 secondes.
- Expirer longuement 6-8 secondes en se disant : « Je libère ce qui ne m’appartient pas. »
3. Rituel du soir (2 min)
Avant de dormir, visualiser qu’on décroche les charges émotionnelles, et dire :
« Je dors pour moi, je me régénère. »
4. Rituel de décharge (2 min)
Après une interaction lourde, secouer doucement les bras et les épaules en se disant :
« Je rends ce qui ne m’appartient pas. Je garde mon énergie. »
5. Image mentale du cercle lumineux
Visualiser un cercle de lumière qui grandit autour de soi, repoussant ce qui ne nous appartient pas.
Phrases clés pour poser des limites
- « Parfois je ressens un manque d’air, j’ai besoin d’un peu d’espace pour respirer. »
- « J’entends ce que tu ressens. J’ai besoin qu’on cherche ensemble des solutions, car je ne peux pas tout porter. »
- « Je comprends ta difficulté, mais je préfère qu’on en reparle quand on sera plus calmes. »
L’origine des prénoms
Gai-Temps et Y-Moi ne sont pas choisis au hasard.
- Gai-Temps vient du mot « Tristan », qui sonne comme « Triste-Temps ». Ici, il choisit la joie malgré les tempêtes.
- Y-Moi rappelle le prénom « Yseux » (Hisse-Eux), mais aussi l’expression « Et moi », symbole d’un ego qui parfois se replie sur lui-même.
Ces prénoms rappellent que chacun porte des histoires et des blessures, mais que nous avons toujours le choix de respirer de nouveau.
Message final
Apprendre à respirer pour soi n’est pas un acte égoïste. C’est offrir à l’amour – qu’il reste ou qu’il s’éloigne – une chance de devenir plus vivant.
Aelius & Kaelis 🕊️