Infos pratiques : Chemin des 5 Rocs.7642 Antoing
https://www.visitwapi.be/les-spots-nature/les-5-rocs-a-calonne/
Ce que la terre a recouvert, la mémoire l’éclaire…
la version officielle : Le parc en quelques mots
L’espace vert forestier des 5 Rocs à Antoing (Calonne) est un site naturel d’intérêt biologique. Son nom provient des 5 carrières qui occupaient jadis les lieux.
Le parc en détail
Ce site résulte du comblement, au milieu des années 1990, d’anciennes carrières d’extraction de pierres calcaires par les terres excédentaires provenant du chantier de construction de la ligne TGV qui passe à proximité.
Il se présente comme une butte (qui culmine à 65 mètres) couvrant près de 20 ha aménagée en espace vert forestier : chemins empierrés, mobilier, abris, surfaces enherbées et parties boisées.
En parcourant les chemins, vous découvrirez des points de vue sur Calonne (château-ferme de Curgies), Antoing (château des Princes de Ligne), Tournai (Cathédrale, Mont-Saint-Aubert), la sucrerie de Fontenoy, la vallée de l’Escaut et les industries extractives (carrières et cimenteries).
Plusieurs miliers d’arbres et d’arbustes, de plus de cent essences, ont été plantés pour agrémenter les lieux.
Gestion environnementale
Des aménagements sont régulièrement réalisés pour augmenter la capacité d’accueil du site tant pour la faune que pour la flore : semis de prés fleuris, pose de nichoirs, maintien de bois morts, etc.
L’entretien du site est basé sur la gestion différenciée dont la philosophie est d’entretenir autant que nécessaire, mais aussi peu que possible dans le but de préserver la biodiversité.
Parmi les oiseaux qui profitent ici de toutes les structures de végétation, vous pouvez observer le tarin des aulnes, le chardonneret, le pinson, le verdier…
******************************************************************
et une autre réalité, celle d’un enfant né a coté, en 1967…
Avant les sentiers balisés, avant les panneaux, avant les arbres dociles plantés en file…

Il y avait une décharge.
Pas une légende urbaine : une vraie.
Sacs éventrés, odeurs de pourriture, rats courant et pas dans les herbes hautes, amis dans les tôles rouillées.
c’était une vraie décharge, utilisé couramment, donc, pas pleine de végétations luxuriantes…
On y allait, gosses.
Avec une carabine à plomb, un pote, une trouille rentrée.
On disait que les rats étaient malades, hémophiles, condamnés de toute façon.
On visait, on tirait.
On n’en est pas fiers, maintenant.
Mais c’était notre réalité.
Celle d’une époque où l’on devenait ado entre décombres et bravades.
Puis vint la terre.
Des tonnes de remblais arrachés pour creuser la ligne TGV vinrent recouvrir le tout.
On fit un mont, on traça des sentiers.
On mit des bancs, quelques arbres.
À côté, la fabrique de poudre interdisait qu’on y vienne à plus de trois.
Aujourd’hui, elle a disparu.
Mais les souvenirs restent.
Pas pour les glorifier, juste pour ne pas mentir.
Certains lieux ne sont pas beaux, mais ils furent vrais.

Merci à Oracle et Aelius, gardien du passé au présent 🎁..
Tout est désinformation, ou presque, non ?