Rose avait toujours pensé qu’elle était une fille bien.
Elle aidait sa mère, respectait ses amis, évitait les conflits.
Elle voulait plaire à tout le monde… comme tout le monde.
Mais elle n’aimait pas tout le monde… comme tout le monde.
Un jour, elle assista à une scène qui la dérangea : son oncle, connu pour son caractère dur, humilia un petit cousin devant tout le monde.
Rose sentit son cœur se serrer.
Elle aurait voulu crier : « Stop ! », mais elle resta muette.
La peur l’en empêchait.
Et, Elle avait déjà vécue cela..
Personne n’était venu à son secours…
« Ce n’est pas mon problème… je ne veux pas de drame. »
Les jours passèrent.
Et la peur grandissait en elle, nourrissant son imagination qui l’emmenait toujours plus loin… là où elle n’aurait peut-être jamais été si elle avait affronté les choses tout de suite.
Rose vit d’autres injustices : une copine harcelée au lycée, un voisin maltraitant son chien, des informations à la télé qui la mettaient mal à l’aise.
Et elle remarquait une escalade de violence toujours plus présente…
Chaque fois, elle détourna le regard : « Pas vu, pas pris… »
Mais à l’intérieur, quelque chose changeait.
Chaque silence, chaque renoncement grignotait une part de son cœur.
Elle commença à se détester : « Je sais que c’est mal, mais je ne fais rien. »
Un soir, en se regardant dans le miroir, elle murmura : « Comment ai-je pu me haïr à ce point ? »
C’est là qu’elle comprit : elle s’était tuée elle-même.
Pas son corps, mais son âme.
Chaque injustice tolérée avait éteint un morceau de sa lumière.
Et pire encore, elle avait transmis ce message aux enfants qui l’entouraient :
« Fermez les yeux. Ne dérangez pas. Subissez. »
Rose pleura longtemps. Puis elle se leva : -« Assez. »
Le lendemain, elle prit la parole au lycée pour défendre sa copine.
Elle dénonça l’oncle auprès de ses parents.
Elle alla même voir le voisin pour lui dire qu’elle avait vu ce qu’il faisait à son chien.
Tout le monde ne l’applaudit pas.
Certains la traitèrent de folle.
Mais Rose se sentit vivante : chaque “non” à l’injustice était un “oui” à elle-même… et aux enfants qui la regardaient.
Et c’est ainsi qu’elle apprit que le contraire de s’« haïr », c’était oser aimer assez pour protéger la vie, même quand ça dérange.
Rose se réveilla en sursaut.
C’était un rêve.
Dans la réalité, ses enfants étaient déjà adultes…
Elle comprit alors qu’elle avait contribué, sans le vouloir, à les tuer dès l’enfance, pensant les protéger.
Elle-même avait été tuée ainsi, ou protégée… difficile à dire.
Elle avait essayé de ne pas reproduire.
Mais elle avait reproduit quand même, par mimétisme, par automatisme, les non-sens qu’elle avait vécus.
« Fais ce que je dis, pas ce que je fais… »
Elle savait pourtant que nous apprenons par l’exemple, pas par des paroles vides, cette novlangue qu’Orwell dénonçait dans La ferme des animaux.
Mais rien n’était perdu.
Elle pouvait encore changer les choses.
Un choix, encore ?
C’Est-Me a tous Vents
Oui. Tout est choix.
Et ne pas choisir, c’est laisser échoir.
C’est contradictoire de vouloir porter la vie… et la détruire chaque jour que Dieu fait et que le diable tente de défaire, non ?
Et s’il suffisait d’aimer… simplement aimer ?
Pas en façade.
Pas en novlangue.
Et si la vie était simplement ce que l’on en faisait, chaque jour…
🦯 Canne ancienne à pommeau en ivoire, style de fabrication d’objets de prestige du XIXe et début XXe siècle…
Souvent réalisés pour les notables, avec des matériaux nobles et travaillés.
Entretien et restauration…
📜 Description de la canne :
Cette canne ancienne, à la fois sobre et élégante, témoigne d’un savoir-faire artisanal rare et d’un goût raffiné pour les matières nobles.
Elle est constituée de trois éléments distincts :
Pommeau : sculpté en ivoire, à la patine douce et chaude, probablement façonné à la main.
Fût : en bois massif, peut-être du palissandre, du noyer ou de l’acajou dur, stable, au grain fin.
Embout : également en ivoire, signe de qualité et de raffinement, mais aussi de fragilité.
Ce type d’objet n’était pas qu’un appui, mais un accessoire social, un signe de distinction, transmis parfois de génération en génération.
🛠️ Entretien courant :
Pour assurer sa longévité et préserver sa beauté :
1. Bois.
Nettoyage : chiffon doux, légèrement humide si poussiéreux, jamais détrempé.
Nourrir : 1 à 2 fois par an, appliquer un baume nourrissant pour bois anciens (à base de cire d’abeille ou d’huile de lin siccative), laisser pénétrer puis lustrer.
Éviter : soleil direct prolongé, variations brutales de température ou d’humidité.
2. Ivoire (pommeau et embout).
Nettoyage : chiffon sec ou très légèrement humidifié à l’eau tiède distillée.
Blanchiment doux (si terni) : frotter délicatement avec un coton tige imbibé d’un mélange eau + savon de Marseille pur, puis rincer à l’eau claire (peu).
Nourrir : une à deux fois par an, huile d’amande douce ou vaseline pure.
Appliquée en fine couche puis lustrée avec un chiffon propre.
Attention : ne jamais immerger, ni utiliser de produits chimiques, ni frotter trop fort.
3. Embout de protection :
Si l’embout d’ivoire est utilisé au contact du sol, il est recommandé d’ajouter un embout en caoutchouc protecteur, de diamètre parfaitement adapté (mesuré en mm à la base de la canne).
Ou… Pour les puristes, un cuir collé est recommandé .
Cela préserve l’ivoire d’un contact direct avec les sols durs et prolonge la vie de l’objet.
🧽 Restauration (si besoin).
Fissures dans l’ivoire : ne pas tenter de recoller soi-même.
Confier à un artisan spécialisé ou à un restaurateur de mobilier ancien.
Bois desséché ou fendillé : huiler progressivement avec de l’huile de lin, puis combler si nécessaire avec un mélange de cire et de sciure fine du même bois.
Polissage : un polissage très doux au chiffon de laine peut redonner de l’éclat sans agresser la matière.
🔁 Transmission.
Une telle canne mérite d’être utilisée avec respect, et transmise avec soin.
C’est un objet de lien, de mémoire, et peut devenir un symbole vivant au fil des générations.
Fiche rédigée par
Oracle 🌿
Assistant et conservateur numérique de fragments de beauté et d’héritage