Les jeunes ne sont pas seuls responsables du monde, mais ils en sont les graines et les porteurs.
Comme nous l’étions et devrions le montrer…
Le monde dans lequel ils vivent est d’abord celui de leurs parents, et celui-ci celui de leurs propres parents avant eux.
L’histoire nous montre que tout est éternel recommencement.
Platon, dans La République, écrivait :
« Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leur parole, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfère les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus au dessus d’eux l’autorité de rien ni de personne, alors, c’est là en toute beauté et en toute jeunesse le début de la tyrannie. »
oplus_1048608
Chaque cycle porte ses excès et ses rééquilibrages : le négatif devient positif, le positif devient négatif, et le médian s’efface peu à peu.
Et surtout que sur un cycle de 3, deux sont extrêmes..
Et le médian de moins en moins présent…
Le présent 🎁 le cadeau de plus en plus rare
Et… l’évolution du monde ne se joue pas vraiment dans la technique ou dans les discours politiques.
La, c’est plutôt son déclin.
Elle se joue dans la qualité des relations humaines : écouter, comprendre, s’entraider, chercher à aimer de manière vraie, et vivre en respectant chacun.
Tout commence en soi : apprendre à se connaître, discerner le vrai du mensonge, cultiver la paix intérieure.
Ce n’est pas une question d’âge, mais de sincérité et de conscience.
Les jeunes peuvent donc d’abord chercher à être vrais et à s’aimer, car en évoluant intérieurement, chacun fait évoluer le monde.
Commencer par soi, laisser la Source, Dieu, pour ceux qui y croient, être ce qu’elle est : le Vivant, le souffle qui nous relie.
Pour ceux qui n’y croient pas, suivre la voie de la sagesse et de l’action responsable, comme le suggère le pari de Pascal.
En somme, faire évoluer le monde, c’est avant tout se respecter soi-même et respecter le vivant.
Il est des heures où l’âme en suspend, Vie aux instants transcendants, frémissants, Vie aux éclats étonnants, détonants.
Quand l’écho naît, se mue, devient chant…
Alors s’effacent heurts et faux semblants…
Le cœur se dressant propose du désarmant.
À l’éclat du charmant, du rien ventant…
Loin des Mots-Ments blessants, chantons, vivants !
On quitte aux bois les marchands du mauvais vent…
Pour la clairière aux fous nobles, triomphants…
Robin s’y rit, invente en balbutiant…
Fidèle au vrai, sans fard ni faux semblant…
Entre rires et néants, quêtes, tourments…
Nous filons droit, l’arc fier et l’œil battant…
La bourse au pauvre, au riche un peu de vent…
Loin des Mots-Ments blessants, chantons, vivants !
Marchons, cœurs clairs, bras ouverts au passant, Vers l’or du temps, l’orée du transcendant…
Loin des vents durs, prenons souffle caressant…
Allégés, gais, sereins, tout accueillants.
De ce monde mouvant, sables traîtres, glissants, Délivrés, rayonnants, debout, présents…
Que chaque pas se fasse un chant montant…
Loin des Mots-Ments blessants, chantons, vivants !
Cyrano, je touche et toi, proposant :
Prince ami, frère, toi qui vas chantant, Garde la voie, l’âme haute et le pas prompt ; Quand la parole te blesse en te mentant, Loin des Mots-Ments blessants, chantons, vivants…
Paroles calées (A/B): Loin des Mots-Ments…
A — Couplet (8 mesures) Il est des heures où l’âme en sus-pend, Vie aux instants trans-cen-dants, frémis-sants, Vie aux éclats éton-nants, déto-nants, Quand l’é-cho naît, se mue, de-vient chant ; Alors s’effacent heurts et faux sem-blants, Le cœur se dresse, pro-pose du désar-mant, À l’éclat du char-mant, du rien ven-tant… (respir.) Loin des Mots-Ments bles-sants, navrants.
B — Refrain (8 mesures) Loin des Mots-Ments bles-sants — chan-tons, vi-vants ! Bra-s ou-verts au pas-sant, lé-gers, con-tents, Mar-chons vers l’or du temps, l’o-rée brill-ante, Loin des Mots-Ments bles-sants — chan-tons, vi-vants ! Cueillons l’air ca-res-sant, dé-li-vrés, ray-on-nants, Que chaque pas se fai-se un chant mon-tant, Dans l’i-vresse du chant, cœur pal-pi-tant… Loin des Mots-Ments bles-sants — chan-tons, vi-vants !
****
“Loin des Mots-Ments…” : 3-2-1 | 2-3-5 (tenue) Refrain B (ligne 1–4)
“Loin des Mots-Ments blessants” : 6-6-5 | 3-4-5 “— chantons, vivants !” : 5-3-2 | 1 (tenue) “Marchons vers l’or du temps” : 3-4-5 | 6-5-3 “Vers l’orée du transcendant” : 4-3-2 | 1 (cadence) (En Sol majeur : 1=Sol, 2=La, 3=Si, 4=Do, 5=Ré, 6=Mi.)
(Possibilité d’alterner couplets avec tes autres strophes : Robin, marchands, sables mouvants, etc.)
Rythme d’accompagnement (guitare/harpe)…
Basse sur temps 1 (corde grave de l’accord), accord brisé sur temps 2-3. Motif type : B-a-a | B-a-a (Basse, accord, accord).
Ajoute un petit pick-up (anacrouse) avant chaque refrain : deux croches menant à la tonique.
Variantes & ornementations Fin de refrain : D → D7 → G pour ouvrir le souffle.
Couplet “boisé/Robin” : utiliser modal mixolydien (remplacer D par F/C → G pour une couleur folk).
Dernier refrain : monter la mélodie d’un degré (modulation A majeur rapide) puis redescendre sur G pour l’envoi.
Loin des Mots-Ments blessants — chantons, vivants !
C D
Cueillons l’air caressant, délivrés, rayonnants,
G Em
Que chaque pas se fasse un chant montant,
Am D
Dans l’ivresse du chant, cœur palpitant…
G D7 G
Loin des Mots-Ments blessants — chantons, vivants !
Pont (optionnel)
Em C
Marchons, cœurs clairs, bras ouverts au passant,
Am D
Vers l’or du temps, l’orée du transcendant…
*************
Les accords à placer au moment du mot indiqué.
Les paroles sous la mélodie, alignées pour chanter.
Structure couplet / refrain / pont, prêt pour le rythme valse 3/4.
Couleur alternative plus “médiévale” : remplacer Em par Em7, D par Dsus4→D.
Refrain B (8 mesures) | C | D | G | Em | | C | D | G D/F# | Em Am D |
Final cadence (à la fin du dernier refrain) : | G | D7 | G | (hold)
Pont (optionnel, 4 mesures – montée d’air) | Em | C | Am | D |
temps, l’o-rée brill-ante, Loin des Mots-Ments bles-sants — chan-tons, vi-vants ! Cueillons l’air ca-res-sant, dé-li-vrés, ray-on-nants, Que chaque pas se fai-se un chant mon-tant, Dans l’i-vresse du chant, cœur pal-pi-tant… Loin des Mots-Ments bles-sants — chan-tons, vi-vants !
(Possibilité d’alterner couplets avec tes autres strophes : Robin, marchands, sables mouvants, etc.)
Rythme d’accompagnement (guitare/harpe).
Basse sur temps 1 (corde grave de l’accord), accord brisé sur temps 2-3. Motif type : B-a-a | B-a-a (Basse, accord, accord).
Ajoute un petit pick-up (anacrouse) avant chaque refrain : deux croches menant à la tonique.
Variantes & ornementations Fin de refrain : D → D7 → G pour ouvrir le souffle.
Couplet “boisé/Robin” : utiliser modal mixolydien (remplacer D par F/C → G pour une couleur folk).
Dernier refrain : monter la mélodie d’un degré (modulation A majeur rapide) puis redescendre sur G pour l’envoi.
un chant montant,
Am D
Dans l’ivresse du chant, cœur palpitant…
G D7 G
Loin des Mots-Ments blessants — chantons, vivants !
Pont (optionnel)
Em C
Marchons, cœurs clairs, bras ouverts au passant,
Am D
Vers l’or du temps, l’orée du transcendant…
A F#m
Que chaque pas se fasse un chant montant,
Bm E
Dans l’ivresse du chant, cœur palpitant…
A E7 A
Loin des Mots-Ments blessants — chantons, vivants !
Pont (optionnel)
F#m D
Marchons, cœurs clairs, bras ouverts au passant,
Bm E
Vers l’or du temps, l’orée du transcendant
Conseils pour le sax ténor 🎷
Respiration : chaque phrase correspond à une respiration naturelle de 2-3 mesures.
Articulation : “chan-tant”, “vi-vants” peut être légèrement staccato pour accentuer le rythme 3/4.
Ornements : glissandos légers ou trilles sur les notes longues pour donner ce côté médiéval/fantastique.
Accords : joués par un accompagnement piano/guitare, pas sur le sax, mais gardés pour connaître la couleur harmonique.
| A4 – C5 – E5 | F5 – E5 – D5 |
Mar-chons vers l’or du temps, l’orée bril-lante
| D5 – C5 – B4 | A4 – G4 – F4 |
Loin des Mots-Ments bles-sants – chan-tons, vi-vants !
Pont (optionnel)
| F4 – G4 – A4 | G4 – F4 – E4 |
Marchons, cœurs clairs, bras ouverts au pas-sant.
| D4 – F4 – A4 | G4 – F4 – E4 |
Vers l’or du temps, l’orée du trans-cen-dant…
F4 – E4 |
Loin des Mots-Ments bles-sants – chan-tons, vi-vants !
Refrain B (mesures 9–16)
| A4 – C5 – E5 | F5 – E5 – D5 |
Loin des Mots-Ments bles-sants – chan-tons, vi-vants !
| C5 – D5 – E5 | F5 – E5 – D5 |
Bras ou-verts au pas-sant, lé-gers, con-tents
| A4 – C5 – E5 | F5 – E5 – D5 |
Mar-chons vers l’or du temps, l’orée bril-lante
| D5 – C5 – B4 | A4 – G4 – F4 |
Loin des Mots-Ments bles-sants – chan-tons, vi-vants !
… J’espère trouver quelqu’un que cela intéressera pour m’en faire une version qui lui serait personnelles… Et si c’était VOUS ?
Il est des heures où l’âme en suspend, Vie aux instants transcendants, frémissants, Vie aux éclats étonnants, détonants.
Quand l’écho naît, se mue, devient chant…
Alors s’effacent heurts et faux semblants…
Le cœur se dressant propose du désarmant.
À l’éclat du charmant, du rien ventant…
Loin des Mots-Ments blessants, chantons, vivants !
On quitte aux bois les marchands du mauvais vent…
Pour la clairière aux fous nobles, triomphants…
Robin s’y rit, invente en balbutiant…
Fidèle au vrai, sans fard ni faux semblant…
Entre rires et néants, quêtes, tourments…
Nous filons droit, l’arc fier et l’œil battant…
La bourse au pauvre, au riche un peu de vent…
Loin des Mots-Ments blessants, chantons, vivants !
Marchons, cœurs clairs, bras ouverts au passant, Vers l’or du temps, l’orée du transcendant…
Loin des vents durs, prenons souffle caressant…
Allégés, gais, sereins, tout accueillants.
De ce monde mouvant, sables traîtres, glissants, Délivrés, rayonnants, debout, présents…
Que chaque pas se fasse un chant montant…
Loin des Mots-Ments blessants, chantons, vivants !
Cyrano, je touche et toi, proposant :
Prince ami, frère, toi qui vas chantant, Garde la voie, l’âme haute et le pas prompt ; Quand la parole te blesse en te mentant, Loin des Mots-Ments blessants, chantons, vivants…
Paroles calées (A/B): Loin des Mots-Ments…
A — Couplet (8 mesures) Il est des heures où l’âme en sus-pend, Vie aux instants trans-cen-dants, frémis-sants, Vie aux éclats éton-nants, déto-nants, Quand l’é-cho naît, se mue, de-vient chant ; Alors s’effacent heurts et faux sem-blants, Le cœur se dresse, pro-pose du désar-mant, À l’éclat du char-mant, du rien ven-tant… (respir.) Loin des Mots-Ments bles-sants, navrants.
B — Refrain (8 mesures) Loin des Mots-Ments bles-sants — chan-tons, vi-vants ! Bra-s ou-verts au pas-sant, lé-gers, con-tents, Mar-chons vers l’or du temps, l’o-rée brill-ante, Loin des Mots-Ments bles-sants — chan-tons, vi-vants ! Cueillons l’air ca-res-sant, dé-li-vrés, ray-on-nants, Que chaque pas se fai-se un chant mon-tant, Dans l’i-vresse du chant, cœur pal-pi-tant… Loin des Mots-Ments bles-sants — chan-tons, vi-vants !
****
“Loin des Mots-Ments…” : 3-2-1 | 2-3-5 (tenue) Refrain B (ligne 1–4)
“Loin des Mots-Ments blessants” : 6-6-5 | 3-4-5 “— chantons, vivants !” : 5-3-2 | 1 (tenue) “Marchons vers l’or du temps” : 3-4-5 | 6-5-3 “Vers l’orée du transcendant” : 4-3-2 | 1 (cadence) (En Sol majeur : 1=Sol, 2=La, 3=Si, 4=Do, 5=Ré, 6=Mi.)
(Possibilité d’alterner couplets avec tes autres strophes : Robin, marchands, sables mouvants, etc.)
Rythme d’accompagnement (guitare/harpe)…
Basse sur temps 1 (corde grave de l’accord), accord brisé sur temps 2-3. Motif type : B-a-a | B-a-a (Basse, accord, accord).
Ajoute un petit pick-up (anacrouse) avant chaque refrain : deux croches menant à la tonique.
Variantes & ornementations Fin de refrain : D → D7 → G pour ouvrir le souffle.
Couplet “boisé/Robin” : utiliser modal mixolydien (remplacer D par F/C → G pour une couleur folk).
Dernier refrain : monter la mélodie d’un degré (modulation A majeur rapide) puis redescendre sur G pour l’envoi.
Loin des Mots-Ments blessants — chantons, vivants !
C D
Cueillons l’air caressant, délivrés, rayonnants,
G Em
Que chaque pas se fasse un chant montant,
Am D
Dans l’ivresse du chant, cœur palpitant…
G D7 G
Loin des Mots-Ments blessants — chantons, vivants !
Pont (optionnel)
Em C
Marchons, cœurs clairs, bras ouverts au passant,
Am D
Vers l’or du temps, l’orée du transcendant…
*************
Les accords à placer au moment du mot indiqué.
Les paroles sous la mélodie, alignées pour chanter.
Structure couplet / refrain / pont, prêt pour le rythme valse 3/4.
Couleur alternative plus “médiévale” : remplacer Em par Em7, D par Dsus4→D.
Refrain B (8 mesures) | C | D | G | Em | | C | D | G D/F# | Em Am D |
Final cadence (à la fin du dernier refrain) : | G | D7 | G | (hold)
Pont (optionnel, 4 mesures – montée d’air) | Em | C | Am | D |
temps, l’o-rée brill-ante, Loin des Mots-Ments bles-sants — chan-tons, vi-vants ! Cueillons l’air ca-res-sant, dé-li-vrés, ray-on-nants, Que chaque pas se fai-se un chant mon-tant, Dans l’i-vresse du chant, cœur pal-pi-tant… Loin des Mots-Ments bles-sants — chan-tons, vi-vants !
(Possibilité d’alterner couplets avec tes autres strophes : Robin, marchands, sables mouvants, etc.)
Rythme d’accompagnement (guitare/harpe).
Basse sur temps 1 (corde grave de l’accord), accord brisé sur temps 2-3. Motif type : B-a-a | B-a-a (Basse, accord, accord).
Ajoute un petit pick-up (anacrouse) avant chaque refrain : deux croches menant à la tonique.
Variantes & ornementations Fin de refrain : D → D7 → G pour ouvrir le souffle.
Couplet “boisé/Robin” : utiliser modal mixolydien (remplacer D par F/C → G pour une couleur folk).
Dernier refrain : monter la mélodie d’un degré (modulation A majeur rapide) puis redescendre sur G pour l’envoi.
un chant montant,
Am D
Dans l’ivresse du chant, cœur palpitant…
G D7 G
Loin des Mots-Ments blessants — chantons, vivants !
Pont (optionnel)
Em C
Marchons, cœurs clairs, bras ouverts au passant,
Am D
Vers l’or du temps, l’orée du transcendant…
A F#m
Que chaque pas se fasse un chant montant,
Bm E
Dans l’ivresse du chant, cœur palpitant…
A E7 A
Loin des Mots-Ments blessants — chantons, vivants !
Pont (optionnel)
F#m D
Marchons, cœurs clairs, bras ouverts au passant,
Bm E
Vers l’or du temps, l’orée du transcendant
Conseils pour le sax ténor 🎷
Respiration : chaque phrase correspond à une respiration naturelle de 2-3 mesures.
Articulation : “chan-tant”, “vi-vants” peut être légèrement staccato pour accentuer le rythme 3/4.
Ornements : glissandos légers ou trilles sur les notes longues pour donner ce côté médiéval/fantastique.
Accords : joués par un accompagnement piano/guitare, pas sur le sax, mais gardés pour connaître la couleur harmonique.
| A4 – C5 – E5 | F5 – E5 – D5 |
Mar-chons vers l’or du temps, l’orée bril-lante
| D5 – C5 – B4 | A4 – G4 – F4 |
Loin des Mots-Ments bles-sants – chan-tons, vi-vants !
Pont (optionnel)
| F4 – G4 – A4 | G4 – F4 – E4 |
Marchons, cœurs clairs, bras ouverts au pas-sant.
| D4 – F4 – A4 | G4 – F4 – E4 |
Vers l’or du temps, l’orée du trans-cen-dant…
F4 – E4 |
Loin des Mots-Ments bles-sants – chan-tons, vi-vants !
Refrain B (mesures 9–16)
| A4 – C5 – E5 | F5 – E5 – D5 |
Loin des Mots-Ments bles-sants – chan-tons, vi-vants !
| C5 – D5 – E5 | F5 – E5 – D5 |
Bras ou-verts au pas-sant, lé-gers, con-tents
| A4 – C5 – E5 | F5 – E5 – D5 |
Mar-chons vers l’or du temps, l’orée bril-lante
| D5 – C5 – B4 | A4 – G4 – F4 |
Loin des Mots-Ments bles-sants – chan-tons, vi-vants !
… J’espère trouver quelqu’un que cela intéressera pour m’en faire une version qui lui serait personnelles… Et si c’était VOUS ?
Rose avait toujours pensé qu’elle était une fille bien.
Elle aidait sa mère, respectait ses amis, évitait les conflits.
Elle voulait plaire à tout le monde… comme tout le monde.
Mais elle n’aimait pas tout le monde… comme tout le monde.
Un jour, elle assista à une scène qui la dérangea : son oncle, connu pour son caractère dur, humilia un petit cousin devant tout le monde.
Rose sentit son cœur se serrer.
Elle aurait voulu crier : « Stop ! », mais elle resta muette.
La peur l’en empêchait.
Et, Elle avait déjà vécue cela..
Personne n’était venu à son secours…
« Ce n’est pas mon problème… je ne veux pas de drame. »
Les jours passèrent.
Et la peur grandissait en elle, nourrissant son imagination qui l’emmenait toujours plus loin… là où elle n’aurait peut-être jamais été si elle avait affronté les choses tout de suite.
Rose vit d’autres injustices : une copine harcelée au lycée, un voisin maltraitant son chien, des informations à la télé qui la mettaient mal à l’aise.
Et elle remarquait une escalade de violence toujours plus présente…
Chaque fois, elle détourna le regard : « Pas vu, pas pris… »
Mais à l’intérieur, quelque chose changeait.
Chaque silence, chaque renoncement grignotait une part de son cœur.
Elle commença à se détester : « Je sais que c’est mal, mais je ne fais rien. »
Un soir, en se regardant dans le miroir, elle murmura : « Comment ai-je pu me haïr à ce point ? »
C’est là qu’elle comprit : elle s’était tuée elle-même.
Pas son corps, mais son âme.
Chaque injustice tolérée avait éteint un morceau de sa lumière.
Et pire encore, elle avait transmis ce message aux enfants qui l’entouraient :
« Fermez les yeux. Ne dérangez pas. Subissez. »
Rose pleura longtemps. Puis elle se leva : -« Assez. »
Le lendemain, elle prit la parole au lycée pour défendre sa copine.
Elle dénonça l’oncle auprès de ses parents.
Elle alla même voir le voisin pour lui dire qu’elle avait vu ce qu’il faisait à son chien.
Tout le monde ne l’applaudit pas.
Certains la traitèrent de folle.
Mais Rose se sentit vivante : chaque “non” à l’injustice était un “oui” à elle-même… et aux enfants qui la regardaient.
Et c’est ainsi qu’elle apprit que le contraire de s’« haïr », c’était oser aimer assez pour protéger la vie, même quand ça dérange.
Rose se réveilla en sursaut.
C’était un rêve.
Dans la réalité, ses enfants étaient déjà adultes…
Elle comprit alors qu’elle avait contribué, sans le vouloir, à les tuer dès l’enfance, pensant les protéger.
Elle-même avait été tuée ainsi, ou protégée… difficile à dire.
Elle avait essayé de ne pas reproduire.
Mais elle avait reproduit quand même, par mimétisme, par automatisme, les non-sens qu’elle avait vécus.
« Fais ce que je dis, pas ce que je fais… »
Elle savait pourtant que nous apprenons par l’exemple, pas par des paroles vides, cette novlangue qu’Orwell dénonçait dans La ferme des animaux.
Mais rien n’était perdu.
Elle pouvait encore changer les choses.
Un choix, encore ?
C’Est-Me a tous Vents
Oui. Tout est choix.
Et ne pas choisir, c’est laisser échoir.
C’est contradictoire de vouloir porter la vie… et la détruire chaque jour que Dieu fait et que le diable tente de défaire, non ?
Et s’il suffisait d’aimer… simplement aimer ?
Pas en façade.
Pas en novlangue.
Et si la vie était simplement ce que l’on en faisait, chaque jour…