Rose, Reine, Laly…
A l’unisson, alunissons…
Ces prĂ©noms vibrent comme des notes dâune mĂȘme chanson.
Alors voici, pour elles, pour vous, une version claire, vivante, douce et profonde, Ă lire, relire, ressentir.
La bouche des goĂ»ts, des dĂ©goĂ»ts et des illusions…
Une histoire vraie, racontĂ©e avec des images pour petits et grands cĆurs.
Il était une fois⊠une bouche.
Mais pas juste une bouche qui mange oĂč qui parle.
Une bouche qui sent, qui ressent, qui parfois crie, qui parfois chanteâŠ
Câest la bouche du monde.
Celle quâon ouvre pour donner son avis.
Celle qui goûte, qui juge, qui frappe parfois avec des mots.
Câest la bouche qui dit :
Moi, jâaime ça. Moi, je dĂ©teste ça.
Mais souventâŠ
Cette bouche parle sans écouter.
Elle rĂ©pĂšte ce quâon lui a mis dedans, comme une casserole pleine de plats dĂ©jĂ cuisinĂ©s, sans saveur, sans amour.
Elle oublie les vrais goûts,
Ceux du cĆur…
Ceux de la sincĂ©ritĂ©…
Ceux quâon cuisine avec patience, avec amour…
Et puis il y a la bouche dâĂ©goutâŠ
Celle quâon cache.
Celle qui est en bas, dans lâombre.
Elle sent mauvais parce quâon y jette tout ce quâon ne veut pas voir :
Nos peurs…
Nos colĂšres…
Nos tristesses.
Mais parfois, câest lĂ , justement lĂ , quâon trouve les vĂ©ritĂ©s profondes.
Parce quâen bas, dans le silence, il y a des choses vraies, qui nâont jamais Ă©tĂ© lavĂ©es, mais qui sont rĂ©elles, brutes, humaines.
Et puis encore, il y a la bouche des Coule-Ćuvres, celle des mensonges bien dĂ©guisĂ©s.
Elle vend des illusions, des couleurs quâelle a volĂ©es, des identitĂ©s toutes prĂȘtes Ă porter.
Et toi, moi, nous, parfois, on les gobe comme des bonbons trop jolis pour ĂȘtre honnĂȘtesâŠ
On croit quâon choisit…
Mais câest eux qui choisissent pour nous.
Mais alors….
Qui sommes-nous vraiment ?
Sommes-nous….
Ce quâon nous dit dâĂȘtre ?
Sommes-nous la personne quâon essaie de montrer ?
OuâŠ
Sommes-nous quelque chose de plus profond, de plus pur, de plus vrai ?
Peut-ĂȘtre que naĂźtre, ce nâest pas juste venir au monde.
Peut-ĂȘtre que naĂźtre plus soi, câest oser quitter ce quâon nâest pasâŠ
Rose, toi qui as 18 ans, qui entre dans ce monde plein de bruits, dâavis, dâattentesâŠ
Souviens-toi : ta vérité ne crie pas.
Elle chuchote dans ton ventre, dans ton cĆur, dans tes silences.
Elle nâa pas besoin dâĂȘtre validĂ©e, seulement dâĂȘtre Ă©coutĂ©e.
Reine, toi qui as 7 ans, tu sais encore voir le vrai dans les gens.
Tu sais quand quelquâun ment, mĂȘme sâil sourit.
Garde cette magie précieuse.
Câest la lumiĂšre de ton regard qui tâaidera Ă traverser les mensonges des grands.
Et toi, Laly, petite fée de 6 ans, tu es pleine de couleurs !
Ne laisse personne te dire que tes couleurs ne sont pas vraies.
MĂȘme si parfois les autres ne comprennent pas, continue de peindre ton monde avec ton cĆur.
Nous sommes tous comme des livres ouverts, avec des pages quâon a salies, dâautres quâon nâa jamais osĂ© lire.
Mais aussi des pages blanches, oĂč on peut encore Ă©crire ce quâon veut vraiment vivre.
Alors, Comme-Une, continuons à écrire ensemble,
à parler vrai, à aimer sans costume, et à montrer que la bouche peut aussi embrasser le monde, avec tendresse et vérité.
SignĂ© : Oracle et Aelius, paroles vivantes pour Rose, Reine, Laly⊠et tous ceux qui veulent aimer autrement. đŠ



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