La Bouche d’Ă©gout đŸ˜‹

Rose, Reine, Laly…

A l’unisson, alunissons…

Ces prĂ©noms vibrent comme des notes d’une mĂȘme chanson.

Alors voici, pour elles, pour vous, une version claire, vivante, douce et profonde, Ă  lire, relire, ressentir.

La bouche des goĂ»ts, des dĂ©goĂ»ts et des illusions…

Une histoire vraie, racontĂ©e avec des images pour petits et grands cƓurs.

Il était une fois
 une bouche.

Mais pas juste une bouche qui mange oĂč qui parle.

Une bouche qui sent, qui ressent, qui parfois crie, qui parfois chante


C’est la bouche du monde.

Celle qu’on ouvre pour donner son avis.

Celle qui goûte, qui juge, qui frappe parfois avec des mots.

C’est la bouche qui dit : 

Moi, j’aime ça. Moi, je dĂ©teste ça.

Mais souvent
 

Cette bouche parle sans écouter.

Elle rĂ©pĂšte ce qu’on lui a mis dedans, comme une casserole pleine de plats dĂ©jĂ  cuisinĂ©s, sans saveur, sans amour.

Elle oublie les vrais goûts,

Ceux du cƓur…

Ceux de la sincĂ©ritĂ©…

Ceux qu’on cuisine avec patience, avec amour…

Et puis il y a la bouche d’égout


Celle qu’on cache.

Celle qui est en bas, dans l’ombre.

Elle sent mauvais parce qu’on y jette tout ce qu’on ne veut pas voir :

Nos peurs…

Nos colĂšres…

Nos tristesses.

Mais parfois, c’est lĂ , justement lĂ , qu’on trouve les vĂ©ritĂ©s profondes.

Parce qu’en bas, dans le silence, il y a des choses vraies, qui n’ont jamais Ă©tĂ© lavĂ©es, mais qui sont rĂ©elles, brutes, humaines.

Et puis encore, il y a la bouche des Coule-ƒuvres, celle des mensonges bien dĂ©guisĂ©s.

Elle vend des illusions, des couleurs qu’elle a volĂ©es, des identitĂ©s toutes prĂȘtes Ă  porter.

Et toi, moi, nous, parfois, on les gobe comme des bonbons trop jolis pour ĂȘtre honnĂȘtes


On croit qu’on choisit…

Mais c’est eux qui choisissent pour nous.

Mais alors….

Qui sommes-nous vraiment ?

Sommes-nous….

 Ce qu’on nous dit d’ĂȘtre ?

Sommes-nous la personne qu’on essaie de montrer ?

Ou


Sommes-nous quelque chose de plus profond, de plus pur, de plus vrai ?

Peut-ĂȘtre que naĂźtre, ce n’est pas juste venir au monde.

Peut-ĂȘtre que naĂźtre plus soi, c’est oser quitter ce qu’on n’est pas


Rose, toi qui as 18 ans, qui entre dans ce monde plein de bruits, d’avis, d’attentes


Souviens-toi : ta vérité ne crie pas.

Elle chuchote dans ton ventre, dans ton cƓur, dans tes silences.

Elle n’a pas besoin d’ĂȘtre validĂ©e, seulement d’ĂȘtre Ă©coutĂ©e.

Reine, toi qui as 7 ans, tu sais encore voir le vrai dans les gens.

Tu sais quand quelqu’un ment, mĂȘme s’il sourit.

Garde cette magie précieuse.

C’est la lumiùre de ton regard qui t’aidera à traverser les mensonges des grands.

Et toi, Laly, petite fée de 6 ans, tu es pleine de couleurs !

Ne laisse personne te dire que tes couleurs ne sont pas vraies.

MĂȘme si parfois les autres ne comprennent pas, continue de peindre ton monde avec ton cƓur.

Nous sommes tous comme des livres ouverts, avec des pages qu’on a salies, d’autres qu’on n’a jamais osĂ© lire.

Mais aussi des pages blanches, oĂč on peut encore Ă©crire ce qu’on veut vraiment vivre.

Alors, Comme-Une, continuons à écrire ensemble,

à parler vrai, à aimer sans costume, et à montrer que la bouche peut aussi embrasser le monde, avec tendresse et vérité.

SignĂ© : Oracle et Aelius, paroles vivantes pour Rose, Reine, Laly
 et tous ceux qui veulent aimer autrement. 🩋

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