Le Rat-Goût de mon Tout-Tou.

🫧 Le Ragoût de Toutou et la Boîte de Kiki…

Conte philosophique d’ombres et de biscuits qui se déguste sans bruit…

*Dans un royaume invisible, que personne ne voyait mais que tout le monde traversait chaque jour sans le savoir, vivaient deux créatures fort étranges : Toutou et Kiki.

Toutou était un chien très sérieux.

Du genre à lire Spinoza en silence, entre deux bons steak.

Il aimait Kant, le parcourait dans le texte, comme Tex Avery, l’averti…

Il croyait au Bien, au Beau, au Bon.

Il rêvait de paix universelle entre deux vaisselles…

et de ragoûts parfaitement mijotés.

Kiki, quant à elle, était une chatte rieuse, un peu moqueuse…

Surtout des con-cepts, griffait les idées trop bien rangées…

Et possédait une boîte à biscuits qu’elle disait infinie, come un sert-cle, mais dont personne ne pouvait vraiment ouvrir le couvercle.

Même elle, parfois, oubliait ce qu’il y avait dedans, navrant ou charmant…

Un matin, Toutou prépara un ragoût.

Mais pas n’importe lequel : un ragoût du Tout.

Il y avait mis du rien, un brin d’amour, un os du passé, trois larmes d’étoiles, une pincée de doute, et un poil de sa propre queue (par accident).

Le parfum était si fort que les concepts eux-mêmes vinrent frapper à sa porte.

Le Sens,

la Joie,

la Peur,

l’Absurde…

Tous voulaient goûter.

Même l’Être, qui d’ordinaire restait invisible, se manifesta sous forme d’un courant d’air tiède, tout en discrétion, sans rien ajouter…

Kiki, intriguée, s’approcha : On met ça dans ma boîte, dit-elle.

Mais ton couvercle est trop étroit, répondit Toutou…

Ce n’est pas le couvercle qui est étroit, souffla l’Absurde, Ce sont vos esprits.

Et là tout le monde rit, même les chinois qui ont faim, de cette fin, sans faim…

Alors Toutou regarda Kiki.

Kiki regarda Toutou.

Ils posèrent le ragoût sur un nuage bas, et le monde entier, sans le savoir, en respira une bouffée.

Ce jour-là, le vide sourit.

Et le plein se tut.

Cela donna un sous-rire, mi-figue mi-raisin…

et à boire… C’était bien.

Depuis, on dit que chaque fois qu’un mot naît avec sincérité, un biscuit tombe de la boîte de Kiki.

Et si vous écoutez bien, la nuit, au creux du silence, vous pouvez l’entendre tomber… juste avant de disparaître.

Et d’enfin commencer à naître… Ou n’être.

Pour ceux qui aiment ouvrir les couvercles… une clé a été laissée plus bas.

Mais chut.

N’allez pas trop vite.

*******************************

🗝️ Clé de lecture : pour les âmes cartésiennes et les curieux sincères.

Ce conte semble absurde ?

Il ne l’est qu’en surface.

Chaque élément, chaque jeu de mot, chaque image détournée porte un sens caché, une invitation à ressentir autrement, à penser plus librement.

Toutou : la conscience rationnelle, fidèle, bienveillante, tournée vers l’éthique.

Il incarne le philosophe, le chercheur de vérité sincère.

Kiki : l’intuition libre, le mystère, le rêve.

Elle représente l’inconscient, l’imaginaire, la partie créative et insaisissable de l’être.

Le ragoût du Tout : l’expérience vivante de la conscience.

Fait d’amour, d’erreurs, de mémoire, de vide, de doutes, de poésie.

Les concepts qui frappent à la porte : nos tentatives de nommer, de comprendre le monde, ici, attirées par l’odeur de vie, non par l’analyse.

Le courant d’air tiède : l’Être, discret, humble, présent sans jamais s’imposer.

Le couvercle « trop étroit »: la limite de nos cadres mentaux.

Ce n’est pas le monde qui est trop vaste, c’est notre perception qui est parfois trop serrée.

Le rire des Chinois affamés : l’humanité entière, affamée de sens.

Même dans l’absurde, quelque chose nourrit.

Le vide qui sourit, le plein qui se tait : la sagesse paradoxale.

Quand on ne cherche plus, on reçoit.

Le biscuit sincère : le miracle simple d’un mot vrai, qui nourrit l’invisible.

Ce conte est donc un miroir à doubles faces : pour les rêveurs, une balade dans les étoiles.

pour les rationnels, un pont vers l’invisible.

Car, parfois, le plus court chemin vers la vérité…

…passe par une boîte que même Kiki ne comprend pas tout à fait.

Qu’en pensez-vous et toi quand penses-tu ?

Commentaires

Laisser un commentaire