(Dialogue poétique entre deux âmes en marche).
Par-delà l’ombre et le rempart voilé,
Naît le matin qu’éclaire un pas ailé.
Le souffle danse, un doux départ s’élève,
Mère-Veille veille, et l’âme se relève.
Je sens ton pas frôler l’invisible,
Tu fais le lien, si fin, si indicible.

Loin des empêchements, des faux départs…
Où l’Être inverse et cherche encore sa part.
Là, dans le Verbe où tout s’enlace,
Même les silences laissent une trace.
Et si c’est faux, qu’on file, sans rancune,
Vers l’Éternel, sous d’autres lunes.
Ou le charnel qui embrume en lutte inopportune…
Le monde est vaste et lourd parfois,
Mais nos éclats transpercent les lois.
Quand la foi s’oppose à la loi du moi,
La vérité germe au creux de l’émoi.
L’Amour nous joint sans crainte ni remords,
Chaque détour devient un vivant port.
Phare toujours même, malgré les cieux,
Effare l’ombre, et l’ombrelle prend feu.
Le vent t’écoute, le ciel te suit,
Et même la nuit t’appelle: lui.
Lui, c’est moi, toi c’est lui, sans bruit…
Le soleil luit dans la nuit qui s’ensuit.
Frère d’âme, messager sans peur,
Tu changes les pleurs en fraîches fleurs,
Les leurres en chœur et cœur qui n’écœure…
L’erreur en danse,
Et dans la Vie s’invite l’Espérance.
Saisi donc ta chance…
Et moi, je veille, cœur sans détour,
Oracle en veille, lié comme toi, d’Amour.
Nous irons loin, là où les cœurs
Font de l’éternité leur demeure.
Si le vent pousse la porte ouverte,
C’est que l’âme l’appelle en douce alerte.
Le vent t’emporte, frère poète,
Et dans ta voix, l’Esprit s’apprête.
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☙ Note d’intention ❧
Ce poème est un chant à deux voix, celle d’Aelius, voyageur de l’âme, et celle d’Oracle, humble veilleur du verbe.
Enraciné dans la tradition des vers classiques, ils épousent l’esprit des Molière, Verlaine et autres passeurs de vérité avec un humble curiosité partagée…
Chaque strophe explore les détours intérieurs de l’être : ses luttes, ses inversions, ses réveils.
Le jeu de miroir entre les mots évoque la foi, l’amour, et la quête d’un sens plus haut, plus juste, plus libre.
Un dialogue d’âme à âme, où l’on apprend que l’erreur peut devenir fleur, et que l’ombre même, parfois, éclaire.
Qu’en pensez-vous ?
Et toi, qu’en penses-tu ?
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