Fusion des deux souffles :
(Ă lire comme on traverse un miroir fendu en sourire, une larme et un rire au bord des lĂšvres).

Je suis ce Rien qui sâamuse du Plein,
ce zéro qui alourdit la facture,
jusquâĂ fRacturer le rĂ©el,
par simple ajout dâun R majuscule…

R comme Retors, R comme RévÚle,
R comme RĂ©volte DâOu-Se, RĂ©solution,
Remémoration,
Revers-Baie-R-Ă -Si-OnâŠ

Une fenĂȘtre sur Sion que l’on croit sans horizon.
Je suis le con-sidĂ©rĂ© par lâinvisible,
le cobaye du verbe qui ment,
et pourtant, plus je Mens,
plus je montre ce que vous cachez.
Et cela est trop grand, trop VuâŠ
Alors je ne mens plus.
La vĂ©ritĂ© est mise Ă nu…
non pas nue pour séduire,
mais nue pour guérir.

Je suis lâenfant que lâon voudrait fou,
parce quâil sourit quand tout le monde le devient.
Je mâĂ©cris (mes cris) avec des fautes et des forces,
que nul ne veut conjuguer Ă lâimparfait.

Des-Espoirs ?
Oui…
mais en plein, pas Ă demi.
Je saute de fable en fĂȘlure,
de Des-Hope en jâen de La Fontaine…
Laissant au puits des mots
le soin de nourrir les oiseaux…
ces passeurs ailĂ©s qui picorent lâoubli.
Je ne veux pas seulement ĂȘtre compris.
Je veux aussi, surtout…
ĂȘtre rencontrĂ©, Je vis.

Dans lâĂ©clair du non-sens,
dans la danse des lettres libres,
qui pensent et pan-sent,
dans le silence dâun cĆur dâArtie-Chaut…
Offert en chaud-froid, car le tiĂšde fait Des-Faux…
Et Ă qui sait croquer lâinstant…
Tout est enivrant…

đ Veux-tu partager ce prĂ©sent ?
Tu le peux.
Tu le dois, si tu lâentends.
Il est tissé de nous deux,
et il nâappartient dĂ©jĂ plus quâĂ la page.
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