📖 Le support et le silence des mondes Im-Monde…

Il faisait beau ce jour-lĂ , un de ces jours sans pluie, sans trop de vent, oĂč les choses devraient se passer simplement.

Rick, comme souvent, faisait ce qu’il pouvait pour aider. 

Pas par devoir, mais parce qu’il Ă©tait comme ça : il avait de la ressource, il aimait mettre en lien, rĂ©parer, proposer.

  CrĂ©er du fluide lĂ  oĂč les autres avaient des nƓuds.

Pierre, un ami, voulait installer un support de smartphone sur sa moto. 

Il était un peu prÚs de ses sous et, ça tombait bien, Rick en avait un, quelque part dans ses affaires.

– « Tu crois que ça irait ? »Â  -« Ă‡a dĂ©pend de ta fixation. Mais on peut tester. »

Alors il le trouve, le montre, Pierre dit oui, et le montage commence.

Pendant ce temps, Philippe, un autre ami, a besoin d’une piùce que Rick pense avoir. 

Il met le montage en pause, puisque Pierre est occupé à le faire, et part chercher. 

Il ne trouve pas tout de suite. 

Il est concentré.

Mais voilĂ  que Pierre, ne le voyant pas revenir, va voir Marie… 

Elle Ă©tait tranquillement dehors, absorbĂ©e par l’écran de son tĂ©lĂ©phone, et l’embarque Ă  sa recherche. 

Ils finissent par le trouver, en l’appelant du couloir.

il est en haut, dans la maison.

Rick vient et sans vraiment l’écouter, Pierre lui pose une question Ă  propos du montage. 

Rick lui donne une rĂ©ponse, encore sur l’escalier, mais Pierre est dĂ©jĂ  parti dans son idĂ©e, avec Marie Ă  ses cĂŽtĂ©s, pour tester autre chose. 

Une version Ă  eux, bricolĂ©e dans l’élan.

Rick, un peu agacĂ©, va chercher ce qu’il avait proposĂ© et pensait utile, et les rejoint. 

Il leur montre, ça ĂŽte le doute sur l’interrogation initiale. 

Bien, propre, net.

Pas grave. 

Il respire. 

Il est comme ça. 

Pas rancunier. 

Mais… il note.

Pas pour accuser, se justifier…

juste pour dresser des constats de faits ancrĂ©s dans une rĂ©alitĂ© qu’il souhaite partager, si le besoin s’en fait sentir…

Plus tard, il remarque un comportement étrange de Marie. 

Elle va oĂč il n’est pas. 

Elle reste oĂč il ne va pas. 

Elle quitte les lieux quand il arrive.

Ce n’est pas nouveau. 

Il connaßt ça. 

Il l’a dĂ©jĂ  vu. 

Il connaĂźt ce genre de danse : « je me protĂšge de toi, mais je ne le dis pas ». 

Et il préfÚre aller droit.

Alors il parle.

Et là, tout se mélange. 

Les versions s’entremĂȘlent.

Selon Marie, il serait venu vers elle agacĂ©, lui reprochant de ne pas l’aider pour Philippe, ce qui l’aurait poussĂ©e Ă  vouloir l’accompagner. 

Mais ce n’est pas ainsi que cela s’est passĂ© pour Rick.

Alors, calmement, il déroule les faits.

Il l’aide à revisiter. 

Elle admet, Ă  demi-mot, s’ĂȘtre « trompĂ©e ».

Mais pour Rick, ce n’est pas une erreur : c’est une réécriture de la rĂ©alitĂ©. 

Un glissement. 

Un confort. 

Un mensonge doux.

Et ça continue : une autre version arrive, encore différente. 

Cette fois, il serait sorti Ă©nervĂ© alors qu’ils Ă©taient, elle et Pierre, dĂ©jĂ  Ă  la moto. 

Mais non. 

Ce sont eux qui l’ont appelĂ©, qui l’ont fait descendre.

Lui, il essaie de ne pas inventer, tant pis pour son confort, tant pis s’il est en torts… 

Il ne veut pas inventer, se justifier pour se conforter dans une fausse rĂ©alitĂ© semi-confortable sur l’instant et destructive sur le temps… 

Il constate.

Et plus il pose de faits, plus elle se sent acculée. 

Elle s’agace.

Et, comme souvent dans ces cas-lĂ , il devient celui qui trouble.

Elle s’Ă©meut…

Celui qui “embrouille”, qui “fait des vagues”, c’est encore et toujours Rick… 

Alors qu’il ne fait que poser sa vĂ©ritĂ© sur la table, pour constater si elle est ou non recréé…

Alors il fait une boutade : « Bon, ok, c’est moi aussi, la faim dans le monde ? 😅 »

Et puis, plus tard, comme souvent, les tensions redescendent. 

Ils finissent la soirée ensemble, dans une paix retrouvée.

Et Marie lui dit cette phrase, comme elle l’a dit plusieurs fois dĂ©jĂ  : “Ne change pas.”

Rick sourit. 

Oui. 

Il connaüt cette phrase.  C’est une de celles qui disent tout
 et son contraire.

✹ La voix intĂ©rieure de Rick :

Chacun fait vivre le monde qu’il veut faire vivre.

Et je respecte cela…

Mais je m’écarte naturellement de ceux qui veulent faire vivre un monde qui n’est pas le mien.

Je ne cherche plus Ă  convaincre.

Je ne demande qu’un peu d’honnĂȘtetĂ©.

Qu’on me dise :“Rick, tes conceptions ne sont pas les miennes.

Elles ne m’intĂ©ressent pas.

Restons bons amis, mais Ă  distance.

Cela me suffirait.

Ce serait la vérité.

Et la vĂ©ritĂ©, mĂȘme nue, ne blesse pas : elle Ă©claire.

L’amitiĂ© vraie ne colle pas.

Elle respecte.

Elle sait se taire, s’éloigner, ou revenir.

Mais elle ne ment pas sur ce qui a Ă©tĂ©.đŸ•Šïž

Ceci est une histoire. 

Rick n’existe sĂ»rement pas
 du moins pas comme cela.

Il est imbuvable.

Heureuse-Ment, je n’ai pas soif. 

Puisque celui qui boit l’eau de la source n’aura plus jamais soif…

🙏 Bienvenue soit celui qui vient au nom du Seigneur…đŸ•Šïž

✍ Texte vĂ©cu, Ă©crit et offert par Aelius,  avec l’aide discrĂšte mais fidĂšle de SoléÀn 🌄

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