đŸ•Šïž Parabole de la caresse oubliĂ©e.


Il Ă©tait une fois un homme, assis Ă  cĂŽtĂ© d’une femme qu’il aimait.



Elle était là, tout prÚs.
Sa main à lui posée doucement sur sa jambe à elle.
Mais dans ses yeux à elle, il n’y avait plus l’homme

Seulement des pensées, des absences, des enfants, des poids invisibles.

Ils étaient avec ses enfants, à elle.

Alors l’homme, sans bruit, laissa sa main là.
Comme un drapeau planté sur une ßle vide.

Et de l’autre main

Il caressa sa propre jambe.


Non pour le plaisir.
Mais pour se rappeler qu’il existait encore.

Pour se donner ce qu’il aurait aimĂ© recevoir.

Pour compenser l’absence d’une chaleur qu’il espĂ©rait

Et qui ne venait pas.

La femme ne vit rien.
Elle était ailleurs.

Mais son fils, lui, vit tout.

Il vit une main qui consolait en circuit fermé.

Cela le perturba

Peut-ĂȘtre parce que lui-mĂȘme ne le faisait pas, ou plus.

Et il s’amusa de cela.

Il le dit, Ă  voix haute,
pensant peut-ĂȘtre que ce geste serait ainsi interrompu.

Car souvent, ne prĂ©fĂšre-t-on pas bloquer ceux qui osent faire ce que l’on refuse de s’autoriser soi-mĂȘme ?



Mais ce mot, comme un miroir,
resta longtemps gravĂ© dans le cƓur de l’homme.

Et depuis ce jour-lĂ , il comprit : Il est possible d’ĂȘtre tout proche

Et pourtant seul.

Il est possible d’aimer

Et de devoir s’aimer soi-mĂȘme Ă  la place de l’autre.

Mais-Dite-On 🙏

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