La parabole du Navire et du Gouffre…

Rose avait 18 ans et la sensation étrange que le monde ne lui correspondait pas.



Partout où elle regardait, elle voyait des routes qu’elle n’avait pas choisies, des règles qui lui semblaient injustes, et des visages qui ne reflétaient pas ce qu’elle ressentait au fond d’elle.



Un jour, un vieil homme lui dit : « «Monte à bord de ce navire.
Il t’emmènera là où tu dois aller. »

Rose grimpa, mais le navire tanguait, heurté par des vagues puissantes.

Le vent hurlait, la mer grondait.

Elle voulut prendre le gouvernail de toutes ses forces, pour forcer le bateau à aller là où elle pensait qu’il fallait aller.

Mais plus elle tirait, plus elle se fatiguait, et plus le bateau semblait prêt à chavirer.

« Je n’y arriverai jamais ! » cria-t-elle.

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Alors elle se rappela les mots du vieil homme : « Si tu passes ton temps à regarder le gouffre des vagues, tu finiras par y tomber. »



Rose releva la tête.

Devant elle, elle aperçut au loin des montagnes baignées de soleil.

Elle décida de ne plus lutter contre chaque vague, mais d’apprendre à les traverser.

Elle découvrit que, même dans la nuit, les étoiles montraient une direction.

Elle comprit aussi que les autres navires autour d’elle étaient ballotés par les mêmes tempêtes, chacun avec son histoire et ses blessures.

Un jour, elle leva les yeux vers le ciel et dit : « Montre-moi le chemin.
Je te confie la barre. »



À ce moment-là, la mer ne s’apaisa pas…
Mais Rose se sentit plus solide que jamais.

Elle n’était plus seulement une passagère : elle devenait capitaine, consciente que les vents, les vagues, la nuit et le soleil faisaient tous partie de la même traversée.



Morale:
La vie n’est pas toujours l’océan que nous imaginons.

Mais au lieu de passer son temps à se battre contre ce qui ne nous convient pas, il est possible de transformer l’endroit où nous sommes, de nous adapter sans perdre notre respect pour nous-même et pour les autres.

Et si un gouffre se présente, mieux vaut savoir où il est, sans le fixer trop longtemps…

Car la lumière des montagnes et du soleil montre toujours un autre horizon.
Par Kaelis..

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