Les translittérations et les traductions

🌿 Yehoshoua → Jésus

Yehoshoua (יְהוֹשֻׁעַ) – hébreu biblique, « Yahweh est salut »
 ↓ (simplification phonétique pour l’usage courant)
Yeshua (יֵשׁוּעַ) – hébreu tardif / araméen
 ↓ (adaptation grecque, translittération phonétique, sons simplifiés)
Iēsous (Ἰησοῦς) – grec koinè
 ↓ (adaptation latine)
Iesus – latin
 ↓ (évolution phonétique française)
Jésus – français

Chaque flèche représente une étape où le nom perd un peu de sa sonorité originale et, parfois, de son sens profond.

Le grec est le pivot majeur qui transforme « Yeshua » en un nom universel mais décoloré.


🌸 Miryam → Marie:

Miryam (מִרְיָם) – hébreu biblique, sœur de Moïse
 ↓ (abréviation/translittération locale).


Mariam – hébreu tardif / araméen
 ↓ (simplification pour le grec).


Maria (Μαρία / Μαριάμ) – grec koinè
 ↓ (latinisation)
Maria – latin
 ↓ (francisation)
Marie – français.

Le même processus : le nom est phonétiquement adapté à chaque culture, et sa spécificité se dilue au fil des siècles.

Ce qui était un nom chargé d’histoire et de sens devient un prénom courant.


⚡ Synthèse mentale:

  • Translittération = adapter le son dans un alphabet étranger.
  • Adaptation / simplification = rendre le nom prononçable, acceptable culturellement, parfois au prix du sens original.
  • Le grec koinè est l’étape-clé où les sons se lissent, et où le nom devient universel mais moins « énergétiquement fort ».
  • Au final, Jésus et Marie sont des versions populaires, héritées d’une longue chaîne de transformations linguistiques et culturelles.

Et tout devient novlangue, non ? 🤔

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